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La spiritualité au service de l'entreprise

La spiritualité au service de l’entreprise

Il faut vraiment avoir être oublieux de l’essentiel pour vouloir mettre le sacré au service du profane…

Mais peut être devrions nous d’abord nous interroger sur ce que signifie, de façon générale et pour nous même, la spiritualité ?

Dictionnaire Larousse : Qui est de la nature de l’Esprit, qui est une réalité distincte de la matière.

Je ferai bref et direct afin d’être pertinent, voir impertinent…

Qu’est ce qui nous différencie du règne animal ?

Pas la sagesse, l’intelligence non plus, la nature regorge d’exemple d’utilisation d’outils, de capacités d’empathie… Il semble que notre plus grande différence tienne à l’Esprit et la façon dont nous l’employons. A l’occidentale, l’esprit est largement utilisé pour sa capacité de discrimination, sa capacité de symbolisation.

Comme dirait Luc Bigé : « il n’y a qu’un être humain pour apprécier parader sur un tapis rouge », cette discrimination entre les chose nous fais poser des hiérarchies d’importance, qu’elles soient consensuelles ou naturellement symbolique ( le tapis rouge ou le sommet d’une montagne représentent deux objet de « pouvoir » par la distinction).

Quelle est la distinction d’un comportement patronal, conscient ou non de son rapport à l’esprit?

Dans l’inconscience, l’ascension sociale est le souhait par défaut qui nous sécurise, en courant après le gain, en fuyant toute perte.

Ceci, en un seul mot, est un fonctionnement d’égo identifié à la matière.

Dans un monde de matière, livré au hasard aveugle et à l’entropie, l’individu est seul, avec ses ressources qu’elles soient physiques ou mentales, pour lutter contre l’ensemble de l’univers et de la loi naturelle qui conspire à l’insécuriser, l’invitant à ce mouvement inconscient de conquête de l’environnement afin de l’assujettir et, se trouvant ainsi protégé au sein de l’Avoir, mettre quelque distance entre le « Vide » que constituent le manque et finalement la mort.

Ceci est, me semble-t-il le sens commun dont nous avons hérité dans notre société dans sa phase actuelle, celle ou science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

C’est un regard arbitraire et partial, j’en conviens. Il a cependant le mérite de donner sens à la nature duelle et par la même violente qui régissent nos rapports humains, lorsque par hérédité et habitude (manquent de présence) ils sont en mode automatique.

Alors, qu’en est-il d’un rapport conscient, lucide, éveillé, qui note que nous sommes des êtres dotés d’esprit dans un monde qui est la signature de cet esprit

Ou que nous sommes des créatures, issues d’un créateur, au sein d’une création et ainsi en alliance avec tout ce que nous nommons vivant (en tant qu’êtres animés) et non vivant (allant de la matière dite inerte, jusqu’aux concepts et abstractions qui sou tendent notre raisonnement, jusqu’enfin aux notions animiste des premiers âges de la civilisation, qui subsistent à travers certaines culture).

Ainsi, que fais une créature qui prend conscience de son potentiel créateur, en ayant conscience d’être un engendrement de la Création…

Dans le jargon créationniste :

En alliance avec le Père, il prend conscience du soin et de l’amour dont il a été investi pour arriver au miracle de cet instant, et cherche à engendrer son propre miracle, son enfant, qu’il soit de chair ou d’esprit (un individu, une entreprise, une œuvre) dans le même fil de sens qui donne corps au mot « filiation ».

Dans un jargon plus moderne :

Prenant conscience avec gratitude de la chance que lui offre la vie d’être libre de son rapport avec son environnement, fais un choix d’amour/harmonie pour lui-même et son prochain, pour ses ancêtres et descendants, et s’applique à être éduqué par le rôle Paternel qu’il a choisi afin de guider et d’être guidé, avec implication et intelligence, pour sa croissance propre, celle de son projet (enfant ou autre) et enfin pour tous les êtres.

J’ai bien conscience qu’en cette époque de libéralisme sauvage, ces propos semblent inappropriés et dérangeant… comme l’est la pensée dualiste et discriminante face à un regard unificateur.

Nous sommes ici, en train de parler de la divergence de regard entre le « diabolene » et le « symbolene », ce qui divise et ce qui rassemble.

Nous sommes ici en train de parler de l’hypertrophie du cerveau gauche, rationnel qui découpe toute réalité en quête du vrai et de l’essentiel, et ainsi pour percer le mystère qu’inspire la Joconde, détruit le tableau, efface l’œuvre, découpe l’être humain en quête du Vivant en nous .

Ce regard se place comme distinct de l’univers qu’il occupe, l’observe, le jauge et l’utilise … bien souvent pour mieux renforcer cette position de distinction, alimenter son propre schéma.

Hors aujourd’hui, assez tardivement dans notre aveuglement, nous avons la preuve objective que le productivisme radical, qui ne tient compte que de l’économie pour sa vie et croissance infini dans nos modèles proposés, ne respecte pas le sens commun qui veut qu’on ne peut demander à un objet fini, fusse-t-il une planète, de nous offrir des moyens infini comme nos choix religieux (au sens économique du terme) nous le suggèrent.

La nature, aujourd’hui nous le rappel assez bien et nous préférons cependant nous émouvoir de nos guéguerres humaines, dans notre regard dualiste qui accuse l’environnement de nos moindres maux.

Alors, qu’en est-il de la reliance d’un regard ouvert sur l’ensemble ?

Et plus précisément pour notre sujet au sein de l’organe de collectivité qu’est l’entreprise, celle qui a pris une puissance immense par la quantité d’énergie et d’attention qu’elle s’est vue offrir par développement technologique ?

Ainsi, un patron responsable a conscience qu’il est un patron :

Un modèle qui va se réplique pour engendrer des formes (le patron qui permet la découpe de pièces)

Un être capable de donner une réponse qui soit correcte au sein d’un ensemble (responsable), qui tienne compte de lui-même, de son environnement salarial ainsi que de ses nécessités professionnelles (générer de la croissance).

Aussi à un tel être on pourrait octroyer conceptuellement les qualités suivantes :

Celles d’être capable de se connaitre, dans son besoin et celui de ceux qui lui sont tributaires (famille, employer, nation, planète) afin de fournir un service qui réponde au mieux, en fonction de ses moyens, à générer une croissance dans le bien-commun.

Inclure ses services dans une notion de réponse aux besoins immédiats et matériels, en tenant compte de leur empreinte dans le temps et dans «l’Histoire », dans l’esprit de l’ère du temps.

Etant apte à être autonome en matière de sécurité individuel propre (indépendance relationnelle ou identitaire) afin de ne pas se trouver assujetti à des programmations aliénantes, qui par son intermédiaires le seront pour tous ses descendants et affiliés.( ceci parle du besoin d’amour, de reconnaissance et d’estime que nous faisons peser sur l’autre par ignorance et oubli de soi).

Qui invite chacun à développer son autonomie, dans le respect de lui-même et d’autrui, sans perdre la sienne. (en prenant conscience que nous dépendons tous les uns des autres, de la création même, et du mystère entier que représente la Vie dans son Unité.

Bon c’est bien beau et bien eunaniste intellectuellement parlant, mais à quoi ça sert ? Pourquoi je vous parle de ça ?

Bin, pour ma gueule, ma gueule !

Plus précisément afin de faire un placement de produit, ou du moins proposer à mon échelle une piste pour les acteurs du patronat qui se sentent attirés par le fait de mettre d’avantage de sens dans leur « juste moyen de subsistance ».

Et parce que finalement en tout lieu prévaut l’éducation.

C’est par cette éducation du vivant que l’organisme monocellulaire est parvenu a tisser un vivant plus varié et plus complexe, qu’à chaque seconde nous instruisons par les expériences et les pensées qui jalonnent notre existence(ADN).

Quel est la transmission que j’aimerai rapporter : la capacité de porter un regard rafraichi sur soi-même, et sur l’ensemble de ses relations, à travers le développement du sens Symbolique qui, rappelons-le, est notre faculté spécifique en tant qu’animal en apprentissage d’humanité.

Ou plutôt, comment inviter les individus qui se nomment par leur titre « Responsables » à incarner réellement le concept qui leur octroie un titre, et les inviter à accomplir ce rôle dans une reliance souverainiste, respectueuse, en amour avec la vie au sens large.

A cette fin, il y a quelques fondamentaux à revoir, notamment faire face à certaines de nos violences que l’on ne suppose point, à savoir nos propres tendances égotiques, qui répondent a nos besoins inconscients de sécurité : combien sont les patrons qui se font un estime d’eux même a travers l’image que leur procure leur compte en banque, leur capacité à émasculer leur subalternes pour se sentir briller, à toute la violence qui nous parait si naturelle tant elle est ordinaire et qui pourtant, par loi naturel (très à la mode : il s’agit du karma) nous reviens inévitablement sous une forme ou une autre de nuisance

Ce que je vous propose n’est rien de moins que de vous inviter à ouvrir une nouvelle fenêtre pour aborder le Jeu qu’est la Vie : son aspect co-créateur et intrinsèquement initiatique.

Je vous propose à travers des apprentissages concrets de passer d’une personnalité définie par son cadre socio-culturel, à embrasser votre unicité, votre ipséité (ce qui en vous, toujours demeure), de vous aider à procéder à votre individuation afin de trouver votre :

vision juste

pensée juste

parole juste,

action juste (d’après les bouddhistes)

Afin de naturellement corriger votre juste moyen de subsistance (rapport a l’entreprise, passer du productivisme aveugle à la croissance réelle) et ainsi avoir une empreinte bienfaisante durant cette incarnation, au sein d’un environnement qui néglige notre besoin d’amour et de sens et qui pourtant par votre implication, pourra modifier cet organe majoritairement incident actuellement dans nos rapports humains.

Florian Ponte